Campagnes


 

Je viens de voir la dernière pub « Atoooool les opticiens » et devinez quoi ? Ils ont troqué le célèbre Antoine contre Adriana Karembeu !!! Après quelques recherches (et oui, avec autant de mystères sur ce revirement une investigation s’imposait) j’ai découvert que la marque voulait se positionner dans une démarche responsable et c’est là qu’Adriana intervient avec une toute nouvelle collection, et à son nom s’il vous plaît. Comme le dit si bien Stéphane Solinski, en charge du marketing chez Atol « Adriana c’est la tête et les jambes. Elle est à la fois belle et citoyenne engagée ». Et oui, l’égérie de la Croix-Rouge illustre bien ces valeurs. Atol fait, en effet, pas mal de choses pour un marketing dit « sociétal » : relocalisation de sa production en France (alors que tout le monde délocalise à foison), investissement sur le terrain humanitaire… bref tout y est. Mais où est donc passé le célèbre Antoine qui représentait si bien la marque depuis 1999 ? ( et, cela dit en passant, a fait augmenter la notoriété d’Atol de 20 à 70% ). Que tout le monde se rassure il ne va pas disparaître (ouf) mais bon de là à cohabiter avec Adriana j’ai du mal à le croire… Coup marketing ou véritable engagement responsable ? Quoi qu’il en soit je suis sceptique… il y a quand même un fossé entre les valeurs que Adriana incarne (modernité, glamour, élégance… ) et celles d’Antoine… De Antoine à Adriana, elles sont vraiment vastes les valeurs d’Atol. Je vous laisse juger par vous-même…

Pour lancer la toute nouvelle offre Paris-Londres, Eurostar propose une série d’annonces presse à vous faire tourner la tête. On y retrouve des symboles londoniens sur fond psychédélique… j’adore :-) . Je trouve très pertinente cette campagne car (petit rappel de mes cours de semio) l’œil est d’abord attiré par le visuel, plutôt déroutant, puis intrigués, nous recherchons le sens et allons vers le texte et c’est alors que nous arrivons à la marque. Cette affiche est d’autant plus impactante lorsqu’on la replace dans son contexte : elle est en majorité visible dans le métro. On est donc attiré par ce visuel différenciant (donc on regarde), intrigué (on se demande ce que c’est) et informé (ah oui les nouvelles offres Eurostar). Attention vous serez vite envoûtés par les nouvelles offres si vous ne détournez pas les yeux…

 

J’ai vu la dernière campagne Adecco dans le métro. Elle est, à mon sens, très pertinente. L’agence d’intérim veut présenter la mobilité de façon positive à l’exemple de Coluche qui a été comédien, fleuriste et humoriste ou encore de Gandhi qui a été philosophe, avocat, résistant… J’apprécie cette campagne car elle casse les codes du secteur et ne dramatise pas le travail en intérim. La campagne rappelle, par la même occasion, qu’Adecco propose des accompagnements de carrière… C’est sûr à l’image de Coluche ça donne envie…

Après quelques recherches, je me suis aperçue que

Ryanair s’était déjà offert la tête du Premier ministre polonais, de l’ancien Premier ministre suédois et de José Luis Zapatero. Cela fait donc partie intégrante de la stratégie de communication de Ryanair. Une bonne recette vieille comme le monde : créer le scandale en considérant les éventuelles retombées légales comme des frais de communication. Reste maintenant à savoir si cette stratégie sera bénéfique pour la notoriété de la marque, ce qui n’est pas évident, dans la mesure où elle joue sur des coups médiatiques.

 

 

La publicité Ryanair a fait couler beaucoup d’encre. On y voyait Nicolas Sarkozy accompagné de Carla Bruni s’exclamant : « Avec Ryanair, toute ma famille peut venir assister à mon mariage »

Au nom de l’atteinte à son image, Carla Bruni demandait 500 000 euros de dommages et intérêts. Le verdict a été plus clément avec l’annonceur puisqu’elle n’a finalement obtenu que
60 000 euros. Et Ryanair a joué finement puisqu’elle propose de verser sa condamnation sous forme d’un « don » à l’association caritative de leur choix.

 

Pour lancer la nouvelle recette, plus légère de son dernier kitkat, Nestlé a lancé une campagne 360 sur le thème de l’espace et de l’apesanteur. Repartant de la célèbre signature « Have a break have a Kitkat », elle lance les consommateurs à la quête du break ultime. Le film viral, point de départ de cette campagne, qui rappelle d’ailleurs un peu le dernier spot de Coca (bon en même temps, il va falloir s’habituer aux pubs qui parlent d’aventure et qui nous font rêver, c’est la tendance en ce moment) met en scène un anti-héros, Rémy, qui se retrouve propulsé dans l’espace en essayant le nouveau KitKat. Et comme le hasard fait bien les choses, cet anti-héros n’est autre qu’un trader, rappelant sensiblement l’histoire, vraie cette fois, de la Société Générale. Bon départ donc pour cette campagne dont la réalisation, il faut l’avouer, est plus que réussie. De quoi nous emmener au 7e ciel !

Et le Grand prix 2007 est décerné à… Dove pour le spot « évolution ». Loin d’être une surprise ce spot figurait parmi les favoris de la compétition. Pour rappel, ce spot, réalisé par l’agence Ogilvy Toronto illustre et reconstitue les différentes étapes (maquillage, coiffure, retouches graphiques) permettant de transformer une jeune femme simple et banale en icône glamour et sexy. Bref une campagne marketing pour nous dire de nous méfier du marketing. Je n’ai qu’un mot à dire : brillant !

 

 

Dans le même esprit on retrouve le spot Dove « matraquage » (more…)

J’ai vu cette publicité dans le métro et j’ai tout de suite été interpellé. Une petite fille qui dort paisiblement sur une tranche de pain de mie tellement elle est moelleuse. Ça prête à sourire c’est sûr. On reconnaît bien ici l’agence TBWA qui aime casser les codes… disruption encore et toujours… et ça marche ! Cette campagne est forte et originale. L’attribution et le capital sympathie de la marque n’en seront que plus forts…